6éme partie: article tiré du journal "le parisien"

Les Français sont fous de tatouage
date: 2003-07-29

Condensé de trois articles parus ce jour dans le quotidien "Le Parisien"

Appliqués avec du henné, le temps d'un été, ou gravés pour la vie, le tatouage ne s'est jamais aussi bien porté. Instruments de séduction, les filles
les aiment sur les reins ou au-dessus des pieds, les garçons les arborent sur les biceps ou les mollets.

Il n'y a pas que les stars qui exposent leurs tatouages en ce moment. Comme Estelle Hallyday photographiée dans sa piscine montrant la tête de félin qu'elle porte à la cheville et Flavie Flament le tatoo asiatique qu'elle a sur l'épaule, l'anonyme ne sort plus sans son graffiti corporel. « Avant, à la plage, les tatoués se faisaient repérer. Maintenant, ce sont ceux qui sont sans qui se font remarquer », résume Tin-Tin, la star des tatoueurs dont les
oeuvres ont marqué Johnny, Yannick Noah ou Zazie. « Beaucoup de gens viennent chez nous pour s'exhiber durant l'été. ça touche tout le monde, des mannequins aux bouchers quel que soit l'âge. » Le tatouage estival est devenu commun : chacun revendique le sien pour pouvoir le dévoiler. « Pour frimer en vacances, les adolescentes veulent une volute sexy au bas du dos, les hommes un tour de biceps viril et les femmes un papillon sur l'omoplate. Il faut que ça fasse joli, peu importe ce que ça signifie », observe Laetitia Coleman, directrice du salon Angel Tatoo à Nice.
Où et quoi se tatoue-t-on ? Cette année, les reins, la nuque, le creux des seins, le dessus du pied ou « 5 centimètres sous le nombril » sont les zones
demandées par les filles. Le poignet, le bras, le mollet et toutes les parties où on peut souligner le muscle sont les parties réclamées par les garçons.
« Si je veux qu'on le découvre c'est facile ! Quand j'enfile un pantalon taille basse, il suffit que je me penche un peu pour qu'il apparaisse », explique
Amandine, 21 ans, arborant une Raie Manta au niveau du bassin. « C'est subtil, pas tape-à-l'oeil, juste un peu coquin. Les hommes trouvent ça sensuel et
ça ne choque plus personne. »
Nouvel instrument de séduction, le tatouage de l'été 2003 se décline surtout en motifs tribals. Il se décline aussi en lettres japonaises ou chinoises.
Pour pavaner, les nouveaux tatoués sont prêts à sacrifier leurs baignades et le bronzage car avec un tatouage neuf on ne peut ni se baigner ni s'exposer
au soleil. Accros de cette nouvelle mode, les bronzés supplient les tatoueurs du bord de mer de travailler sur leurs épidermes hâlés même si l'encre
accroche mieux sur une peau claire et blanche. « On a beau leur expliquer que les couleurs risquent de virer, ils veulent qu'on les pique sur leurs
coups de soleil », s'étranglent les professionnels. En une heure, moyennant 50 ou 60 ¤ pour un petit motif de 4 ou 5 cm, l'affaire est faite.

« Ils séduisent des femmes très BCBG ou des grands-mères »

Il existe aussi des tatouages autocollants, des bijoux de peau adhésifs appliqués comme des patchs et qui peuvent tenir plusieurs jours d'affilée.
« Ça dure le temps qu'on veut et on peut changer de motif selon son humeur », explique Hélène Robin, directrice de Karnyx, la société créatrice des
Bodygraph, des tatoos à coller qui existent par dizaines de couleurs et de formes, à partir de 6 ¤. Noir, bleu, marron ou vert, les salamandres, les
dragons ou les motifs polynésiens imitent le vrai tatouage à la perfection. Ils existent aussi en vraie feuille d'argent et certains sont même réalisés
avec du vrai cristal. « Ils séduisent des femmes très BCBG ou des grands-mères qui jamais ne se feraient tatouer pour de vrai. Elles les portent même
dans le décolleté. Les hommes aussi commencent à y venir », poursuit la responsable. « On vend le plus en région parisienne et sur la Côte d'Azur, là où
les filles sont les plus sensibles à la mode. Il fait chaud, elles se dévoilent et elles osent. » En bord de mer, le tatouage le plus temporaire reste
celui pratiqué grâce au henné, une technique ancestrale et peu coûteuse (10 ¤) qui permet de colorer la peau naturellement. Les plus friands sont les enfants
. Dès 7 ou 8 ans, ils réclament un dessin oriental sur l'épaule ou les mains qui survivra une semaine. « Les gosses ont toujours été fous de tatouage »,
rappelle Tin-Tin. « Dans les années 1970, les décalcomanies de Malabar c'était déjà la même chose. »

« Ce phénomène des tatouages temporaires est dû à la télé »

Des tatouages temporaires que certains font à la va-vite en soirée sur les plages méditerranéennes. « Parmi les figures les plus demandées, demeurent
l'éternel dauphin, les roses, les lézards et, bien sûr, les signes astrologiques, confie Dan. Ici on respecte toutes les normes en vigueur. Même pour ce
genre de procédé, on demande une autorisation écrite aux parents pour les enfants de moins de douze ans, car des problèmes allergiques peuvent surgir. »
Le tatouage fait donc fureur sur la Grande Bleue. Même les tatoos temporaires, dessins qu'on colle soi-même, sont en vogue. « J'en vends deux à trois fois
plus que l'an dernier. Avant, c'étaient les gamins qui achetaient, dorénavant, ce sont les mamans. Dans un sachet, il y a la même image avec deux grandeurs
différentes. Ce phénomène des tatouages temporaires est dû à la télé, qui fascine tant les gens. Chaque fois qu'on regarde le petit écran, on voit des
starlettes arborant un superbe tatouage. Les gens dans la rue veulent faire pareil », observe le patron de Styl'Mode.

Le tribal, star de l'été 2003

Les tatoueurs en voient de toutes les couleurs ! Si la plupart refusent les demandes extravagantes, comme la feuille de cannabis, la faucille et le marteau,
la paire de lunettes tatouée, ils accèdent aux demandes classiques selon les nationalités. Les Français sont adeptes des motifs tribaux. Il s'agit de
formes noires et géométriques inspirés des tatouages ancestraux comme ceux des Maori (peuple de la Nouvelle-Zélande) , des tribus polynésiennes. « Depuis
que le chanteur Robbie Williams s'est fait faire une manchette tribale en haut de l'épaule, les jeunes ne réclament que ça », expliquent les tatoueurs.
Ces motifs sont tellement populaires qu'ils se vendent en version henné, sur le Net, sous forme de petits kits contenant un applicateur en bois et un
feutre permettant de réaliser 40 modèles ethniques. En revanche, les Italiens sont fous de tatoos minis qu'ils se collent partout sur le corps comme des
punaises. Y compris sur les mains, le cou et le visage.
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# Posté le jeudi 25 mai 2006 17:53

Modifié le samedi 27 mai 2006 12:58

7éme partie: Faits divers

Grande-Bretagne : Un tatouage pour ne pas être maintenu en vie artificiellement[/g]
date: 2003-03-11




Une veuve de 85 ans, déterminée à ne pas être maintenue en vie artificiellement, s'est fait tatouer l'inscription "Ne pas ressusciter" sur la poitrine.

Frances Polack, une ancienne infirmière britannique, a expliqué avoir demandé que la formule soit accompagnée d'un c½ur barré d'un signe d'interdiction en rouge et bleu afin que les équipes médicales soient informées de sa volonté de ne pas être ranimée.

"Il y a des années, quand j'étais infirmière, j'ai pu constater qu'ils ranimaient de nombreux patients qu'ils n'auraient jamais du ranimer", a-t-elle déclaré au magazine Nursing Standard.

"Je ne veux pas mourir deux fois. En me réanimant, ils me ramèneraient parmi les vivants mais je devrais mourir une nouvelle fois."

La retraitée, qui vit dans le sud de l'Angleterre, a dit qu'elle s'était rendue chez un tatoueur local qu'elle a payé 25 livres (environ 37 euros).

"Je ne sais pas si je veux lancer une nouvelle mode, mais j'espère initier un débat", a-t-elle dit.
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# Posté le jeudi 25 mai 2006 18:12

Modifié le samedi 27 mai 2006 13:03

a. L'histoire de la scarification

a. L'histoire de la scarification
Étymologie

Le mot vient du latin scarificare, qui signifie « inciser ».

Scarification médicale

Ancienne pratique médicale utilisant la scarification.La scarification à but médical est ancienne, pratiquée depuis l'antiquité, c'est surtout du XVIe au XVIIIe siècle qu'elle est une pratique répandue lors des saignées superficielles.

De nos jours, la scarification médicale a pour but de traiter des maladies de peau ou pour traiter des zones se trouvant à proximité intérieure de l'épiderme. La scarification est aussi utilisée dans certains cas de vaccination ou pour traiter des cas virulant de Rosacée.
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# Posté le jeudi 25 mai 2006 18:39

Modifié le samedi 27 mai 2006 13:09

b. l'histoire de la scarification

b. l'histoire de la scarification
Scarification sociale

Cérémonie d'initiation dans le Village de Korogo (nouvelle guinée), 1975. Franz Luthi
La scarification en Afrique
La scarification sociale a une origine ancienne, on la trouve couramment pratiquée en Afrique (particulièrement en Afrique de l'Ouest) où elle a remplacé le
tatouage qui se distingue mal sur les peaux sombres. La scarification sociale revêt une signification particulière, rituelle de passage à l'âge adulte ou
appartenance à un groupe restreint.


La scarification en Australie et Nouvelle Guinée
Les Aborigènes d'Australie et certaines tribus de Nouvelle Guinée pratiquent ou ont pratiqué la scarification.


La scarification en occident
En occident cette pratique a attiré les adeptes de modification corporelle qui la nomme parfois Cutting (ou Burning/Branding selon la méthode utilisée). La
scarification laisse volontairement des cicatrices visibles, lorsque l'aspect esthétique est au c½ur de la démarche, elle fait partie des modifications
corporelles et s'apparente au tatouage, mais lorsque la douleur et la volonté de détruire s'érigent en but, elle devient une mutilation révélatrice d'un
comportement pathologique.
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# Posté le vendredi 26 mai 2006 09:24

c. la méthode de la scarification

Méthodes de scarification

Dans le cadre des modifications corporelles, on distingue deux sortes de scarification : les scarifications en relief et les scarifications en creux. Les
premières s'obtiennent en incisant simplement la peau, les deuxièmes en enlevant une partie de l'enveloppe superficielle de celle-ci, toutes ces blessures
restant bénignes (Cutting). Une autre méthode encore consiste à brûler superficiellement la peau (Burning, ou Branding). Un traitement est ensuite
appliqué directement sur la scarification pour à la fois limiter les risques d'infections et empêcher les blessures de cicatriser normalement. Les motifs
quant à eux sont très souvent abstraits.


Dangers et précautions

La scarification consiste à causer volontairement un dommage à sa peau et n'est donc pas sans danger. Elle doit donc être pratiquée avec précaution, dans le respect de règles d'hygiène stricte.

Les infections sont possibles, non seulement par le matériel, mais également pendant que la plaie n'est pas totalement refermée. Le matériel doit être à usage unique pour éviter de transmettre des maladies d'un individu à l'autre (comme le SIDA par exemple). De plus, la cicatrice nécessite d'être régulièrement nettoyée avec un désinfectant.
La scarification artistique doit être faite par un professionnel averti qui à de bonnes connaissances en anatomie afin de ne pas entailler la peau trop profondément, ou de la brûler ou refroidir trop (suivant la méthode utilisée).

Pour la méthode par brûlure, il faut impérativement porter un masque pour se protéger d'éventuelles maladies qui passeraient dans les fumées lorsque la peau brûle.

Scarification psychologique ou L'automutilation

La scarification permet l'expression d'une souffrance psychologique. Les personnes pratiquant cette automutilation témoignent généralement d'un mieux-être
après s'être mutilé. Cela peut paraître paradoxal mais cela s'explique par le fait que des endorphines sont libérée durant la scarification, ce qui peut
amener la personne à un certain bien-être, voire à une addiction à cette pratique.

# Posté le vendredi 26 mai 2006 09:27

Modifié le samedi 27 mai 2006 13:11