Le marquage au fer est initialement lié à l'élevage pour indiquer le propriétaire de la bête. On le retrouve également dans l'esclavage, la torture, et l'emprisonnement.
L'esclavage utilisa abondamment le marquage au fer rouge. Cette pratique revenait à abaisser l'être humain au rang de bétail. Il devenait ainsi un objet pouvant être acheté et vendu et utilisé à toute fins (travaux pénibles, serviteur de maison, ou même comme jouet). La marque était utilisée pour désigner le propriétaire de l'esclave. L'esclave pouvait avoir autant de marques que de propriétaires consécutifs. Le « Code Noir » français de 1685 instaurait le marquage au fer, d'une fleur de lys, comme châtiment envers les esclaves noirs fugitifs. En 1810, le Code Pénal français prévoyait le marquage sur l'épaule droite du condamné d'un signe distinctif de sa faute : T pour les travaux forcés, TP pour les Travaux à Perpétuité et F pour les Faussaires.
Des marques au fer étaient également employées comme punition pour les criminels condamnés, combinant la punition physique, les brûlures étant très douloureuses, avec l'humiliation publique (d'autant plus grande si marqué sur une partie visible du corps) qui est ici l'intention première. Cette marque était une sorte de casier judiciaire indélébile. La forme du marquage était souvent choisie comme code pour le crime (par exemple dans les prisons militaires canadiennes D pour la désertion, BC (Bad Character) pour le mauvais caractère, la plupart des hommes marqués étaient envoyés dans des colonies éloignées).
Un autre cas est lorsqu'une condamnation est réduite légalement, avec ou sans délai, à un statut de prisonnier esclave, comme sur les galères (marqués GAL en France), dans une colonie pénale, ou vendu aux enchères à un propriétaire privé.
Pratique d'aujourd'hui
Généralement volontaire, mais souvent sous une forte pression sociale, Le marquage au fer est employé comme forme douloureuse d'initiation testant la résistance et la motivation (rite de passage) du sujet. De plus c'est une marque permanente d'adhésion, principalement dans les cercles violents masculins.
Le Branding est ainsi pratiqué par :
des gangs de rue
en prisons
des fraternités Sado-masochisme
Dans des rapports extrêmes de domination et de soumission du BDSM, un esclave volontaire peut désirer ou accepter être marquer pour signifier son appartenance ou son engagement (probablement plus à la pratique qu'au maître).
Esthétiques
Le marquage au fer est aussi une méthode volontaire et personnelle de modification corporelle et entre dans le cadre d'une démarche esthétique, parfois identitaire... La pratique du marquage au fer est généralement nommée Branding par les adeptes des modifications corporelles. Il est courant de rencontrer des porteurs de branding arborant des tatouages, voire d'autres modifications corporelles.

